Les habiletés

Vivre son accouchement comme le plus beau jour de sa vie.

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L’accouchement, la naissance d’un enfant est un moment unique dans une vie. Un moment que l’on ne réalise qu’une seule fois. Dans l’imaginaire collectif, un accouchement cristallise beaucoup d’attente, de fantasme, d’espoir. On se l’imagine, on le prépare. Certaines mamans réalisent des projets d’accouchement en liaison avec l’hôpital, certaines le veulent naturel en accouchant à la maison, certaines ne se l’imaginent pas sans péridurale, certaines voudraient accoucher dans l’eau, et d’autres se laissent porter par la vie et suivent l’accouchement que la société leur propose.

Que l’on ait des convictions fortes ou que l’on reproduise les accouchements tels qu’on les connait ; nous avons toutes des attentes face à cet événement.

Or la vie est bien souvent coquine, elle aime nous jouer des tours et déjouer nos plans en nous proposant autre chose que ce que l’on s’est imaginé.

Peut-être nous n’aurons-nous pas la péridurale tant espérée, peut être que l’accouchement par voie basse se transformera en césarienne, peut être que votre conjoint ne pourra pas être présent, ou peut-être qu’au dernier moment il sera là tout de même, peut être qu’à la dernière minute vous voudriez aller à l’hôpital alors que vous aviez décidé d’accoucher à la maison…

Tous ces aléas de la vie vont nous créer, comme à chaque instant, un tumulte d’émotions qui peuvent être à leur paroxysme. Qui ne connait pas une jeune femme qui a insulté les sages-femmes ? Ou une autre qui a réclamé une péridurale qui n’a servie à rien ou n’a pas été efficace ?

Pour que ce moment unique dans la vie d’une femme soit vécu en toute sérénité et dans le plus de paix possible alors, on peut le vivre en pleine conscience.

Qui n’a pas envie de faire de cet accouchement,  un moment magique qui restera graver à vie  dans sa mémoire comme quelque chose de merveilleux ?

Cependant, nous ne pouvons pas influencer sur les évènements liés à l’accouchement. La seule personne sur qui nous pouvons avoir un pouvoir c’est NOUS ! Alors reprenons notre pouvoir, même dans ce moment –là, où nous sommes dans un position parfois de dépendance face au personnel médical.

En effet comme le disait Lao Tseu « Si tu es déprimé, tu vis dans le passé. Si tu es anxieux, tu vis dans le futur. Si tu es en paix, tu vis dans le présent.

Si nous voulons vivre ce moment le plus dans la paix possible, vivons-le dans le moment présent. Et pour cela, une arme puissante : la pleine conscience.

  1. Qu’est-ce que la pleine conscience ?

La pleine conscience comme le dit mon ami François Lemey c’est notre capacité à s’observer. A devenir des observateurs de nous-même. Comme lorsque l’on regarde son conjoint, ses enfants, ses amis et ses collègues.

Là, le but et de se regarder soi-même, s’observer pour prendre conscience de ses ressentis, ses émotions de sa signature énergétique. Car comme nous le savons, c’est avec notre signature énergétique que nous créons notre vie. Si nous avons une signature énergétique qui dégage de la peur, nous attirerons des situations qui nous font peur. Si nous avons une signature énergétique qui dégage de la sérénité nous attirerons des situations qui nous mettront dans la sérénité.

Lorsque nous utilisons notre pouvoir de pleine conscience, nous ne sommes plus sur le pilotage automatique et nous reprenons le pouvoir créateur de notre vie.

  1. Comment fait-on cela ?

La chose est ultra simple mais elle demande de l’entrainement car ce n’est pas une habitude naturelle pour nous. Mais à force d’ entrainement, elle le deviendra.

Donc prendre cette habitude à s’observe, à écouter son corps et ses ressentis. Juste les déceler, sans vouloir les rejeter ou les combattre. Si ces ressentis sont-là, c’est que nous en sommes là dans notre vie.

Ainsi, on accueille nos émotions et on les laisse passer, en les aimant.

Aux premières contactions, on peut ressentir de l’impatience, de la peur de voir notre vie changer, de la peur de l’inconnu ou alors de l’excitation de voir enfin ce bébé. Si l’accouchement ne se présente pas comme vous l’avez imaginé, on peut ressentir de la déception. On peut ressentir de la honte, de la gêne, lorsque nos intestins ne sont pas vider avant l’accouchement. On peut être attendrie en voyant la vulnérabilité d’un papa qui tombe dans les pommes…..

Durant l’accouchement, les émotions vont s’enchaîner, les unes plus fortes que les autres. Les vivre en pleine conscience pourra vous permettre de les accueillir, de les laisser passer pour ne pas cristalliser sur une émotion et rester tout l’accouchement sur la peur, l’angoisse.

  • Phase 1: J’apprends à m’observer.

magnifier-1714172_640Pour cela, je dois me positionner à l’extérieur de moi  et voir les émotions qui me traversent. Comme je disais plus haut juste en les regardant. Sans se juger, ni les rejeter. Juste en les acceptant. OK j’ai peur, OK je suis angoissée. OK, je me sens détendue, OK je me sens non entendue…

C’est un exercice à faire en amont pour acquérir cette habitude.

  • Phase 2: J’ai une vision de ce que sera mon accouchement.

pregnant-2021797_640Avoir une vision de son accouchement signifie que l’on se demande comment on souhait vivre ce moment. Plutôt de manière médicalisée, plutôt de manière naturelle. Qu’est–ce que vous êtes prêt à concéder ou non lors de cet accouchement. Que vous propose l’hôpital que vous avez choisi ? Souhaitez-vous rédiger un projet d’accouchement ? Ou préférez-vous, vous conformer à ce qui est pratiqué en règle général ?

Vos attentes ont tout à fait lieu d’être entendues et respectées

Avoir une vision c’est aussi se positionner dans une démarche positive. En effet, si j’ai une vision négative de ce moment, il y a de forte chance qu’il le soit. Par contre, si je me focalise sur ce que je souhaite de positif pendant cet accouchement, il y a aussi de forte chance que cela se réalise.

Vous pouvez vous visualiser sereine, dans la douleur peut être mais en train de la surmonter. Avec un personnel médical souriant et attentionné, des personnes en qui vous avez confiance.

  • Phase 3: J’accepte.

button-156770_640Lorsque je m’observe, les mois avant l’accouchement, et que je ressens une pensé négative je suis ok avec mes peurs et mes angoisses. C’est que j’en suis là. Que j’ai un pas à faire vers le bien–être.

Peut-être que je veux le meilleur pour mon bébé et que je me sens démunie face aux informations que je reçois. Comment faire le tri ? N’y aurait-il pas un groupe de mamans près de chez vous qui pourrait vous soutenir ? Une sage-femme ?

Accepter que ces moments d’inconfort soient présents. Ils sont le signal pour évoluer !

Si vous avez peur de ne pas y arriver.  C’est Ok aussi. Qu’est-ce que vous pouvez mettre en place pour y arriver ? Aller à des cours de préparation à l’accouchement, suivre des cours de méditation pour apprendre à se contrôler, à respirer ?

Si vous avez peur que votre bébé soit échangé à la naissance. C’est encore OK. Qu’est-ce que vous  pouvez faire pour être sûr que ce soit bien le vôtre ?  Je pourrai en parler à la sage-femme pour qu’elle soit attentive à cela. Je pourrais demander à mon mari de suivre le bébé à la semelle.

Si vous avez peur d’avoir mal sans péridural. C’est toujours Ok. Comment faire ? Quelle est mon seuil de douleur en temps normal ? Est-ce que je supporte relativement bien la douleur ou non ? Si oui, alors cette fois-ci j’y arriverai aussi. Si non, alors je me dis que j’aurai le droit de crier ma douleur. Ou alors me renseigner s’il y a un intérêt pour moi et le bébé à accoucher sans péridural. Et alors je focalise mon esprit là-dessus lorsque la douleur vient, je souffre mais pas pour rien !

  • Phase 4 : j’apprends à respirer

happiness-1866081_640La respiration est la clé pour accéder au calme de son mental.

Petit exercice : j’inspire profondément sur 5 secondes puis j’expire sur 5 secondes en disant le mot « calme »  et ceci 5, 6 fois de suite.

Peut-être que vous pouvez à ce moment-là mobiliser le papa. C’est-à-dire qu’il peut lui aussi apprendre cette respiration. Ainsi lorsqu’il vous verra dans la panique, il pourra, lui, prendre cette respiration lente et profonde pour que vous vous caliez dessus à votre tour. La communication peut se faire sans se parler juste en engageant une respiration.

  • Phase 5: J’accepte ma vulnérabilité.

hands-718562_640Lors de votre accouchement vous allez vous révélez à quelques chose que vous ne connaissez pas de vous. Soyez bienveillante vis-à-vis de vous. Vous avez le droit d’être vulnérable, d’avoir peur, de pleurer, d’être fière de votre force qui se révèle lors de votre accouchement.

 

C’est ainsi que vous pourrez reprendre un peu de votre pouvoir lors de cet accouchement en accédant à vous, à vos ressentis, à vos envies. Pour le vivre pleinement, dans l’instant présent en paix avec vous-même. Car vous serez proche de vos valeurs et de vos convictions. Toujours en respect avec ce que vous êtes prêt à faire, car il y a toujours une différence entre sa vision idéale et la réalité. Avoir une vision permet de savoir ce que l’on souhaite et ensuite s’accorder de la bienveillance avec ce que l’on se sent capable d’accomplir.

 

Je vous souhaite beaucoup d’instants de bonheur avec l’arrivé de ce bébé. Et sachez une chose, la nature est bien faite, elle vous a donné tout ce dont vous avez besoin pour accoucher, faites-vous confiance !

Je vous offre toute ma confiance

Christelle Zanco

 

 

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

Qu’il ne soit pas coupé, Qu’il n’y ait aucune modification de contenu, Que vous fassiez référence à notre site : chriszanco.com,  Que vous mentionnez le nom de Christelle Zanco.

 

 

A propos de Christelle Zanco

Je suis une maman désireuse de devenir la maman cachée au plus profond de moi. La maman du cœur, qui se détache peu à peu de ses conditionnements imposés par mon éducation et par la société. Je cherche le chemin pour y accéder. C'est ceci que je souhaite partager sur ce site en toute humilité et en toute bienveillance. Je ne donne pas de solutions toutes faites mais je souhaite aider à réfléchir celles et ceux qui le veulent. Par mon partage, j'espère que le plus grand nombre réussira à se rapprocher de ce parent qu'il espère être du plus profond de son cœur. Merci à vous. Christelle

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